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Job 24:1-28:28 Pourquoi le Tout Puissant ne met-il pas des temps en réserve, Et pourquoi ceux qui le connaissent ne voient-ils pas ses jours? (2) On déplace les bornes, On vole des troupeaux, et on les fait paître; (3) On enlève l’âne de l’orphelin, On prend pour gage le boeuf de la veuve; (4) On repousse du chemin les indigents, On force tous les malheureux du pays à se cacher. (5) Et voici, comme les ânes sauvages du désert, Ils sortent le matin pour chercher de la nourriture, Ils n’ont que le désert pour trouver le pain de leurs enfants; (6) Ils coupent le fourrage qui reste dans les champs, Ils grappillent dans la vigne de l’impie; (7) Ils passent la nuit dans la nudité, sans vêtement, Sans couverture contre le froid; (8) Ils sont percés par la pluie des montagnes, Et ils embrassent les rochers comme unique refuge. (9) On arrache l’orphelin à la mamelle, On prend des gages sur le pauvre. (10) Ils vont tout nus, sans vêtement, Ils sont affamés, et ils portent les gerbes; (11) Dans les enclos de l’impie ils font de l’huile, Ils foulent le pressoir, et ils ont soif; (12) Dans les villes s’exhalent les soupirs des mourants, L’âme des blessés jette des cris… Et Dieu ne prend pas garde à ces infamies! (13) D’autres sont ennemis de la lumière, Ils n’en connaissent pas les voies, Ils n’en pratiquent pas les sentiers. (14) L’assassin se lève au point du jour, Tue le pauvre et l’indigent, Et il dérobe pendant la nuit. (15) L’oeil de l’adultère épie le crépuscule; Personne ne me verra, dit-il, Et il met un voile sur sa figure. (16) La nuit ils forcent les maisons, Le jour ils se tiennent enfermés; Ils ne connaissent pas la lumière. (17) Pour eux, le matin c’est l’ombre de la mort, Ils en éprouvent toutes les terreurs. (18) Eh quoi! l’impie est d’un poids léger sur la face des eaux, Il n’a sur la terre qu’une part maudite, Il ne prend jamais le chemin des vignes! (19) Comme la sécheresse et la chaleur absorbent les eaux de la neige, Ainsi le séjour des morts engloutit ceux qui pèchent! (20) Quoi! le sein maternel l’oublie, Les vers en font leurs délices, On ne se souvient plus de lui! L’impie est brisé comme un arbre, (21) Lui qui dépouille la femme stérile et sans enfants, Lui qui ne répand aucun bienfait sur la veuve!… (22) Non! Dieu par sa force prolonge les jours des violents, Et les voilà debout quand ils désespéraient de la vie; (23) Il leur donne de la sécurité et de la confiance, Il a les regards sur leurs voies. (24) Ils se sont élevés; et en un instant ils ne sont plus, Ils tombent, ils meurent comme tous les hommes, Ils sont coupés comme la tête des épis. (25) S’il n’en est pas ainsi, qui me démentira, Qui réduira mes paroles à néant? (25:1) Bildad de Schuach prit la parole et dit: (2) La puissance et la terreur appartiennent à Dieu; Il fait régner la paix dans ses hautes régions. (3) Ses armées ne sont-elles pas innombrables? Sur qui sa lumière ne se lève-t-elle pas? (4) Comment l’homme serait-il juste devant Dieu? Comment celui qui est né de la femme serait-il pur? (5) Voici, la lune même n’est pas brillante, Et les étoiles ne sont pas pures à ses yeux; (6) Combien moins l’homme, qui n’est qu’un ver, Le fils de l’homme, qui n’est qu’un vermisseau! (26:1) Job prit la parole et dit: (2) Comme tu sais bien venir en aide à la faiblesse! Comme tu prêtes secours au bras sans force! (3) Quels bons conseils tu donnes à celui qui manque d’intelligence! Quelle abondance de sagesse tu fais paraître! (4) A qui s’adressent tes paroles? Et qui est-ce qui t’inspire? (5) Devant Dieu les ombres tremblent Au-dessous des eaux et de leurs habitants; (6) Devant lui le séjour des morts est nu, L’abîme n’a point de voile. (7) Il étend le septentrion sur le vide, Il suspend la terre sur le néant. (8) Il renferme les eaux dans ses nuages, Et les nuages n’éclatent pas sous leur poids. (9) Il couvre la face de son trône, Il répand sur lui sa nuée. (10) Il a tracé un cercle à la surface des eaux, Comme limite entre la lumière et les ténèbres. (11) Les colonnes du ciel s’ébranlent, Et s’étonnent à sa menace. (12) Par sa force il soulève la mer, Par son intelligence il en brise l’orgueil. (13) Son souffle donne au ciel la sérénité, Sa main transperce le serpent fuyard. (14) Ce sont là les bords de ses voies, C’est le bruit léger qui nous en parvient; Mais qui entendra le tonnerre de sa puissance? (27:1) Job prit de nouveau la parole sous forme sentencieuse et dit: (2) Dieu qui me refuse justice est vivant! Le Tout Puissant qui remplit mon âme d’amertume est vivant! (3) Aussi longtemps que j’aurai ma respiration, Et que le souffle de Dieu sera dans mes narines, (4) Mes lèvres ne prononceront rien d’injuste, Ma langue ne dira rien de faux. (5) Loin de moi la pensée de vous donner raison! Jusqu’à mon dernier soupir je défendrai mon innocence; (6) Je tiens à me justifier, et je ne faiblirai pas; Mon coeur ne me fait de reproche sur aucun de mes jours. (7) Que mon ennemi soit comme le méchant, Et mon adversaire comme l’impie! (8) Quelle espérance reste-t-il à l’impie, Quand Dieu coupe le fil de sa vie, Quand il lui retire son âme? (9) Est-ce que Dieu écoute ses cris, Quand l’angoisse vient l’assaillir? (10) Fait-il du Tout Puissant ses délices? Adresse-t-il en tout temps ses prières à Dieu? (11) Je vous enseignerai les voies de Dieu, Je ne vous cacherai pas les desseins du Tout Puissant. (12) Mais vous les connaissez, et vous êtes d’accord; Pourquoi donc vous laisser aller à de vaines pensées? (13) Voici la part que Dieu réserve au méchant, L’héritage que le Tout Puissant destine à l’impie. (14) S’il a des fils en grand nombre, c’est pour le glaive, Et ses rejetons manquent de pain; (15) Ceux qui échappent sont enterrés par la peste, Et leurs veuves ne les pleurent pas. (16) S’il amasse l’argent comme la poussière, S’il entasse les vêtements comme la boue, (17) C’est lui qui entasse, mais c’est le juste qui se revêt, C’est l’homme intègre qui a l’argent en partage. (18) Sa maison est comme celle que bâtit la teigne, Comme la cabane que fait un gardien. (19) Il se couche riche, et il meurt dépouillé; Il ouvre les yeux, et tout a disparu. (20) Les terreurs le surprennent comme des eaux; Un tourbillon l’enlève au milieu de la nuit. (21) Le vent d’orient l’emporte, et il s’en va; Il l’arrache violemment de sa demeure. (22) Dieu lance sans pitié des traits contre lui, Et le méchant voudrait fuir pour les éviter. (23) On bat des mains à sa chute, Et on le siffle à son départ. (28:1) Il y a pour l’argent une mine d’où on le fait sortir, Et pour l’or un lieu d’où on l’extrait pour l’affiner; (2) Le fer se tire de la poussière, Et la pierre se fond pour produire l’airain. (3) L’homme fait cesser les ténèbres; Il explore, jusque dans les endroits les plus profonds, Les pierres cachées dans l’obscurité et dans l’ombre de la mort. (4) Il creuse un puits loin des lieux habités; Ses pieds ne lui sont plus en aide, Et il est suspendu, balancé, loin des humains. (5) La terre, d’où sort le pain, Est bouleversée dans ses entrailles comme par le feu. (6) Ses pierres contiennent du saphir, Et l’on y trouve de la poudre d’or. (7) L’oiseau de proie n’en connaît pas le sentier, L’oeil du vautour ne l’a point aperçu; (8) Les plus fiers animaux ne l’ont point foulé, Le lion n’y a jamais passé. (9) L’homme porte sa main sur le roc, Il renverse les montagnes depuis la racine; (10) Il ouvre des tranchées dans les rochers, Et son oeil contemple tout ce qu’il y a de précieux; (11) Il arrête l’écoulement des eaux, Et il produit à la lumière ce qui est caché. (12) Mais la sagesse, où se trouve-t-elle? Où est la demeure de l’intelligence? (13) L’homme n’en connaît point le prix; Elle ne se trouve pas dans la terre des vivants. (14) L’abîme dit: Elle n’est point en moi; Et la mer dit: Elle n’est point avec moi. (15) Elle ne se donne pas contre de l’or pur, Elle ne s’achète pas au poids de l’argent; (16) Elle ne se pèse pas contre l’or d’Ophir, Ni contre le précieux onyx, ni contre le saphir; (17) Elle ne peut se comparer à l’or ni au verre, Elle ne peut s’échanger pour un vase d’or fin. (18) Le corail et le cristal ne sont rien auprès d’elle: La sagesse vaut plus que les perles. (19) La topaze d’Éthiopie n’est point son égale, Et l’or pur n’entre pas en balance avec elle. (20) D’où vient donc la sagesse? Où est la demeure de l’intelligence? (21) Elle est cachée aux yeux de tout vivant, Elle est cachée aux oiseaux du ciel. (22) Le gouffre et la mort disent: Nous en avons entendu parler. (23) C’est Dieu qui en sait le chemin, C’est lui qui en connaît la demeure; (24) Car il voit jusqu’aux extrémités de la terre, Il aperçoit tout sous les cieux. (25) Quand il régla le poids du vent, Et qu’il fixa la mesure des eaux, (26) Quand il donna des lois à la pluie, Et qu’il traça la route de l’éclair et du tonnerre, (27) Alors il vit la sagesse et la manifesta, Il en posa les fondements et la mit à l’épreuve. (28) Puis il dit à l’homme: Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse; S’éloigner du mal, c’est l’intelligence.

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