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Job 14:1-16:22 L’homme né de la femme! Sa vie est courte, sans cesse agitée. (2) Il naît, il est coupé comme une fleur; Il fuit et disparaît comme une ombre. (3) Et c’est sur lui que tu as l’oeil ouvert! Et tu me fais aller en justice avec toi! (4) Comment d’un être souillé sortira-t-il un homme pur? Il n’en peut sortir aucun. (5) Si ses jours sont fixés, si tu as compté ses mois, Si tu en as marqué le terme qu’il ne saurait franchir, (6) Détourne de lui les regards, et donne-lui du relâche, Pour qu’il ait au moins la joie du mercenaire à la fin de sa journée. (7) Un arbre a de l’espérance: Quand on le coupe, il repousse, Il produit encore des rejetons; (8) Quand sa racine a vieilli dans la terre, Quand son tronc meurt dans la poussière, (9) Il reverdit à l’approche de l’eau, Il pousse des branches comme une jeune plante. (10) Mais l’homme meurt, et il perd sa force; L’homme expire, et où est-il? (11) Les eaux des lacs s’évanouissent, Les fleuves tarissent et se dessèchent; (12) Ainsi l’homme se couche et ne se relèvera plus, Il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, Il ne sortira pas de son sommeil. (13) Oh! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M’y tenir à couvert jusqu’à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi! (14) Si l’homme une fois mort pouvait revivre, J’aurais de l’espoir tout le temps de mes souffrances, Jusqu’à ce que mon état vînt à changer. (15) Tu appellerais alors, et je te répondrais, Tu languirais après l’ouvrage de tes mains. (16) Mais aujourd’hui tu comptes mes pas, Tu as l’oeil sur mes péchés; (17) Mes transgressions sont scellées en un faisceau, Et tu imagines des iniquités à ma charge. (18) La montagne s’écroule et périt, Le rocher disparaît de sa place, (19) La pierre est broyée par les eaux, Et la terre emportée par leur courant; Ainsi tu détruis l’espérance de l’homme. (20) Tu es sans cesse à l’assaillir, et il s’en va; Tu le défigures, puis tu le renvoies. (21) Que ses fils soient honorés, il n’en sait rien; Qu’ils soient dans l’abaissement, il l’ignore. (22) C’est pour lui seul qu’il éprouve de la douleur en son corps, C’est pour lui seul qu’il ressent de la tristesse en son âme. (15:1) Éliphaz de Théman prit la parole et dit: (2) Le sage répond-il par un vain savoir? Se gonfle-t-il la poitrine du vent d’orient? (3) Est-ce par d’inutiles propos qu’il se défend? Est-ce par des discours qui ne servent à rien? (4) Toi, tu détruis même la crainte de Dieu, Tu anéantis tout mouvement de piété devant Dieu. (5) Ton iniquité dirige ta bouche, Et tu prends le langage des hommes rusés. (6) Ce n’est pas moi, c’est ta bouche qui te condamne. Ce sont tes lèvres qui déposent contre toi. (7) Es-tu né le premier des hommes? As-tu été enfanté avant les collines? (8) As-tu reçu les confidences de Dieu? As-tu dérobé la sagesse à ton profit? (9) Que sais-tu que nous ne sachions pas? Quelle connaissance as-tu que nous n’ayons pas? (10) Il y a parmi nous des cheveux blancs, des vieillards, Plus riches de jours que ton père. (11) Tiens-tu pour peu de chose les consolations de Dieu, Et les paroles qui doucement se font entendre à toi?… (12) Où ton coeur t’entraîne-t-il, Et que signifie ce roulement de tes yeux? (13) Quoi! c’est contre Dieu que tu tournes ta colère Et que ta bouche exhale de pareils discours! (14) Qu’est-ce que l’homme, pour qu’il soit pur? Celui qui est né de la femme peut-il être juste? (15) Si Dieu n’a pas confiance en ses saints, Si les cieux ne sont pas purs devant lui, (16) Combien moins l’être abominable et pervers, L’homme qui boit l’iniquité comme l’eau! (17) Je vais te parler, écoute-moi! Je raconterai ce que j’ai vu, (18) Ce que les sages ont fait connaître, Ce qu’ils ont révélé, l’ayant appris de leurs pères. (19) A eux seuls appartenait le pays, Et parmi eux nul étranger n’était encore venu. (20) Le méchant passe dans l’angoisse tous les jours de sa vie, Toutes les années qui sont le partage de l’impie. (21) La voix de la terreur retentit à ses oreilles; Au sein de la paix, le dévastateur va fondre sur lui; (22) Il n’espère pas échapper aux ténèbres, Il voit l’épée qui le menace; (23) Il court çà et là pour chercher du pain, Il sait que le jour des ténèbres l’attend. (24) La détresse et l’angoisse l’épouvantent, Elles l’assaillent comme un roi prêt à combattre; (25) Car il a levé la main contre Dieu, Il a bravé le Tout Puissant, (26) Il a eu l’audace de courir à lui Sous le dos épais de ses boucliers. (27) Il avait le visage couvert de graisse, Les flancs chargés d’embonpoint; (28) Et il habite des villes détruites, Des maisons abandonnées, Sur le point de tomber en ruines. (29) Il ne s’enrichira plus, sa fortune ne se relèvera pas, Sa prospérité ne s’étendra plus sur la terre. (30) Il ne pourra se dérober aux ténèbres, La flamme consumera ses rejetons, Et Dieu le fera périr par le souffle de sa bouche. (31) S’il a confiance dans le mal, il se trompe, Car le mal sera sa récompense. (32) Elle arrivera avant le terme de ses jours, Et son rameau ne verdira plus. (33) Il sera comme une vigne dépouillée de ses fruits encore verts, Comme un olivier dont on a fait tomber les fleurs. (34) La maison de l’impie deviendra stérile, Et le feu dévorera la tente de l’homme corrompu. (35) Il conçoit le mal et il enfante le mal, Il mûrit dans son sein des fruits qui le trompent. (16:1) Job prit la parole et dit: (2) J’ai souvent entendu pareilles choses; Vous êtes tous des consolateurs fâcheux. (3) Quand finiront ces discours en l’air? Pourquoi cette irritation dans tes réponses? (4) Moi aussi, je pourrais parler comme vous, Si vous étiez à ma place: Je vous accablerais de paroles, Je secouerais sur vous la tête, (5) Je vous fortifierais de la bouche, Je remuerais les lèvres pour vous soulager. (6) Si je parle, mes souffrances ne seront point calmées, Si je me tais, en quoi seront-elles moindres? (7) Maintenant, hélas! il m’a épuisé… Tu as ravagé toute ma maison; (8) Tu m’as saisi, pour témoigner contre moi; Ma maigreur se lève, et m’accuse en face. (9) Il me déchire et me poursuit dans sa fureur, Il grince des dents contre moi, Il m’attaque et me perce de son regard. (10) Ils ouvrent la bouche pour me dévorer, Ils m’insultent et me frappent les joues, Ils s’acharnent tous après moi. (11) Dieu me livre à la merci des impies, Il me précipite entre les mains des méchants. (12) J’étais tranquille, et il m’a secoué, Il m’a saisi par la nuque et m’a brisé, Il a tiré sur moi comme à un but. (13) Ses traits m’environnent de toutes parts; Il me perce les reins sans pitié, Il répand ma bile sur la terre. (14) Il me fait brèche sur brèche, Il fond sur moi comme un guerrier. (15) J’ai cousu un sac sur ma peau; J’ai roulé ma tête dans la poussière. (16) Les pleurs ont altéré mon visage; L’ombre de la mort est sur mes paupières. (17) Je n’ai pourtant commis aucune violence, Et ma prière fut toujours pure. (18) O terre, ne couvre point mon sang, Et que mes cris prennent librement leur essor! (19) Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, Mon témoin est dans les lieux élevés. (20) Mes amis se jouent de moi; C’est Dieu que j’implore avec larmes. (21) Puisse-t-il donner à l’homme raison contre Dieu, Et au fils de l’homme contre ses amis! (22) Car le nombre de mes années touche à son terme, Et je m’en irai par un sentier d’où je ne reviendrai pas.

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